I COCON I
Dans mon cocon disparaissent les étoiles de mer
Je n'ai jamais souffert de mon bordel et je n'ai plus peur de rien ni moi-même
Je n'ai plus peur de rien en mer.
I TRANSE MODERNE I
dégage moi de là l'adrénaline ce n'est pas pour les faibles cygnes comme moi
dégage toi de là l'adrénaline ce n'est pas pour les faibles cygnes comme toi
Transe moderne, Moderne transe.
I CURIOUS PHILOSOPHY I
Don't you know that naked in the water you're like any other
Don't you feel the curious philosophy ?
I RIEN NE CHANGE I
Entier, naturel nombre singulier, le troisième égal du premier
Les méduses en fleurs fragiles, l'on a de cesse de les redouter
Entière, naturelle ombre singulière, à quoi
bon regarder derrière, brouhaha de vocabulaire, vient poser par là, me casser les pairs
Rien ne change, tu n'es que de passage, l'infini de l'infini
De l'aube, des étoiles...
Non je ne porte pas d'armure quand je sors, mais toi non plus
Rien ne change, tu n'es que de passage, l'infini de l'infini
De l'aube, des étoiles se dévoilent.
I MANEGE A L'ENVERS I
Confirmer l'impatience de pouvoir un jour aller là où il n'y a que danses
Pour les enfants, les nuages font exprès de déguiser leurs peines en pleurant
Là-haut se cachent des anges qui dessinent des visages
Souviens-toi que tout s'échappe quand on aimerait deviner la forme d'un nuage
Personne ne veut me croire encore, mon manège de tord
Là-haut se cachent des anges qui sculptent des visages.
I VEINES I
Je sens dans mes veines une poussière d'ange étoilée blanche
Je sais tu n'es pas là. Et tu ne peux plus me faire ça.
Tu n'es pas là, et moi je reste là, sans toi, dans mes veines
Mais tu es là, dans mes veines, comme un ange dans la lumière, veines.
I NATURELLE I
Il respire comme il peut, le froid l'attire et il se peut qu'il réside ici au feu,
et que le froid l'attire du bout des yeux. De manière naturelle, sans prévenir.
I GRACE I
Les choses s'arrangent d'elles-même puis vient le moment de s'arranger d'elles,
d'infimes inhabituels, des moments de grâce
Papillonnent les irriguées, a-t-on déjà croisé,
les rainures inachevées, entre-ouvrir puis resserrer
J'attends les moments de grâce, rien ne m'en empêchera.
I PARLE I
Regarde moi là, tu sais je n'ai pas la prétention de tout savoir ou quoi que ce soit
Je ne sais pas ce que veulent les gens dans mon genre
mais sache que je n'aime pas qu'on me dérange
Parle, que veux-tu de moi ?
Regarde mes semblables, ils sont différents de toi, c'est ce que j'aime chez eux
pas chez toi. Rentre chez ta mère, ne nous casse pas les pairs,
laisse nous donc en tribu, nous ne sommes pas tes frères
Tu jugeras, comme les autres
Parle ou tais-toi.
I AURORE I
L'aurore se lève encore, rituellement belle pour toi.
L'aurore est là, rituellement belle pour toi.
I DELICATE I
Marche droit, file et tais-toi. Vacarme, Egoïsme, Vide et Emoi.
Les douceurs ont à peine la place
Nature est ce qu'elle est, de glace
Délicate exquise
Les autres attendent demain, tu vois bien que je tremble,
dis que tout ira bien, même si je sais que tu mens
Valse, Délire, Chute, Repentir. Marche droit, file et tais-toi.
I L'HELAS I
Dis-moi pourquoi les gens dérangent les anges ici et là, par ici et par là
C'est inexplicable, les larmes coulent et je ne sais pas pourquoi.
I CONCENTRE-TOI I
Concentre-toi, là où le soleil ne va pas
Fais comme moi, sens parfois que la chaleur est noire
quand elle s'apprivoise
Concentre toi, je suis près de là,
mais ne te perd pas, la chaleur nous garde.
I LOIN DE LA I
Je sais qu'on ne se connaît pas, mais je te connais déjà
Tu ressembles à mes semblables, sans les artifices, la gloire
Le sourire n'est pas bonheur, si tout chute à l'intérieur
Comprends-tu de quoi ils ont peur, chaque chose en son temps meurt
Si j'oublie une seconde l'heure, me coupe un peu de l'extérieur
Les contraires ont des bonheurs qui déculpabilisent les humeurs
De l'intérieur, je ressens de la peine extérieur, loin de là
Et je reste malgrè ça, moi je reste malgrè ça,
pourtant tu es comme moi, mais tu es loin de là.
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I SIRE I
Sire ne dort pas, la nuit est si belle, il voudrait comme ciel avoir vu le monde en sommeil.
La folie le perdit dans le zèle et laissa taire l’accidentel comme les fous n’ont pas de haine.
Comme toujours il se cache et protège son hôte, dans ma tête il s’entasse.
Le monde extérieur ne lui amène rien de meilleur. Sire ne sort pas, loge à mes paupières, valse comme en émoi c’est que mon Sire jamais ne cesse. Si les fous se sociabilisaient, mon Sire et moi valserions là anesthésiant nos arrières.
Je le sens en moi, Sire ne dort pas.
I LA I
Perception de mon trône, je suis reine de songes, il ne m’arrive rien entourée de mes ombres. Tête froide et ondes baveuses, reste une invariable, je veux juste méditer à l’écart.
Faible et tranquille, informée des dommages, je reste paisible, presque imperturbable,
Faible et tranquille, informée des dommages, je reste paisible, presque indétronable.
Investiture étrange, constater les dégâts chez les sujets cils qui chutent et s’égarent. La lumière n’éclaire pas ici, l’absurde a l’importance qu’il mérite que je lui fige pour nos transes.
Faible et tranquille, informée des dommages, tu restes paisible, presque imperturbable,
Faible et tranquille, informée des dommages, tu restes paisible, presque indétronable.
Le temps n’a d’importance que pour les jours de marbre, il est possible que j’égare, j’erre au hasard. Paraît-il que je fais défaut, il tombe bien je m’en fous, reine assujettie aux songes règne debout.
Tu restes paisible, là.
I EXECUTANT I
Evidement, ne jamais blesser les gens.
Je pense souvent, à toujours garder distance, exécutant.
Dans un seul bocal, c’est toujours à pierres égales qu’ondulent les spasmes pour effleurer des combats... qui attaquera ?
La pluie s’affine tant que dans jeux d’éléments, je la distingue à peine.
Désespérément, je la cherche quand même, je n’ai toujours pas sommeil.
Chacun son tour, même si rien à prendre autour.
Tant pis pour moi, ternes saisons concourent.
I COMMUNIQUER I
J’essaie d’avoir quelques pensées hors du commun de ma communauté, sans le dire à personne, pour le côté hors norme. J’essaie de faire passer ce mauvais moment à penser, sans que les choses bloquent, j’essaie de communiquer. On me dit que j’ai encore le choix, que c’est partout pareil, que les conditions sont les mêmes. Pour ceux qui sèment, ceux qui ingèrent ne sont pas un problème, on n’a qu’à se taire dans le monde actuel, être terre à terre. On se fait parfois plus entendre en silence qu’en hurlant, j’essaie de tenter un échange, juste pour essayer, j’essaie de communiquer.
Je vais à l’essentiel, j’essaie tous les remèdes, je vais prendre un peu d’air, jamais je n’ai eu de repère.
I DESORDRE I
Attendre, accidentée. Me méprendre et mépriser.
Le long de ton visage, les mirages sont désordre de passage.
Ne vois- tu au delà, des éclats d’aléas.
Comprendre mais recommencer. Me détendre, sans apaiser.
Désordre de passage.
I RESTER I
Excusez-moi madame, vous êtes si belle dans votre grande robe noire, on m’a dit de vous voir, peut-être que vous pourriez, madame, rester.
Frôlez-moi chaque jour comme le dernier, laissez-moi comme une miraculée.
Excusez-moi madame, vous paraissez si belle et vos grands yeux me savent bien délicate, peut-être que vous pourriez madame, rester.
Frôlez-moi, restez.
Laissez-moi, rester.
I NOUS SOMMES I
Regarde les contours, les oeuvres aux alentours, estimations confondues, encore le même discours que l’on nous distribue (fioul).
Regarde ça, des ruisseaux d’étoiles qu’un nuage de poussière cachent dans l’atmosphère.
Si près du soleil, tu ne vois que la lumière par cette infime étincelle, nous sommes.
Implantations de nova, la dentelle réverbère, la nébuleuse en éclat me garde un pied sur terre et c’est tout ce que j’espère. Nous sommes.
I SERENITE I
L’écume des jours se perce, je sens toujours l’ivresse, me perce, me traverse comme un grand champ de perte. Rien n’est personne pour me dire d’arrêter de taire ce qui me passe par la tête, ce qui me passe en travers. La surface des autres me garde de leurs apparences, ne pas réfléchir, ne pas retenir, rester en transe. Rien au loin que roulement, dédoublement d’elle-même, je dessine avec mes yeux de l’eau rêvée de ceux qui perdent. Un peu d’enthousiasme au creux des larmes et l’on éteint ce qu’il nous restera de calme, j’ai quelques autistes devant moi. A chaque courant, je me déplace mais l’air ne laisse aucune trace quand il réchappe, tourbillonnera quand le monde se terra. Respirer et me laisser aller à pus de calme et de sérénité. Mon oeil corrige défauts des réserves, espèce en voie de disparaître encore derrière, lueur dans le noir erre. Mémoire est passée sans même que je le veuille, je porte déjà du sur-mesure en écueil, déraisonneras-tu le tremblement d’une feuille? (Tous ceux qui perdent en ont rêvé)
Regarde les nuages se tassent, les détails essorent les sages, nous n’avons plus peur des éclats, entaillés de nos failles.
I IMPERMEABLE I
Je me noie dans tes yeux, au fond je reste c’est mieux.
J’aime croire que l’on s’y meut, mouvement même quand il y pleut, ton battement de cils m’émeut.
Méditant sous la surface imperméable.
Mes cils se choquent et tes yeux relâchent mes nerfs et tant mieux.
Accès de calme brumeux, immobile l’humeur est curieuse, ton roulement de pupille sait que...je me noie dans tes yeux, au fond je reste c’est mieux.
J’aime croire que l’on s’y meut, mouvement même quand il y pleut.
Ton battement de cils m’émeut, méditant sous tes yeux, immobile l'humeur est curieuse, me protège des larmes et tant mieux.
I VAPEUR I
J’ai vu les témoins de la science, celle qui nie les évidences, éventuelles et contestées.
Ces gens m’ont paru bien étranges, voire au bord de la démence, mécanique et orchestrée.
Et je n’ai plus peur de dessiner les heures, continue de lire l’intérieur enveloppée de vapeur.
Ces gens ne croient pas au hasard, moi j’attends l’aube des retards, chanceux les incontrôlés.
J’ai vu les témoins de la science, ceux qui fuient les évidences, silencieuses et orchestrées.
I SOUS TA PEAU I
Je respire sous ta peau, inspire à chaque sursaut, dans le vide, comme invisible.
Je pense à toi mais tu ne me manques plus, je n’ai plus de moi mais toi non plus.
Je respire sous ta peau, fais comme si je n’étais pas là, resplendis, tu ne me sens pas.
Moi sous ta peau, je caresse tes rêves et j’oublie que sous ma peau toi tu te noies aussi, espérément je ne veux plus en sortir.
Je respire sous ta peau. |